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Rue de Balingue, 2
7830 Silly

00323612501

A propos de la Ferme de Balingue

La première ébauche de la Ferme de Balingue, anciennement appelée la « Ferme du Bois d’Enghien », remonte à l’an 1230. 

PRESENTATION

La première ébauche de la Ferme de Balingue, anciennement appelée la « Ferme du Bois d’Enghien », remonte à l’an 1230. 

Au XIVe siècle, le corps de logis de cette ferme en carrée, entourée de douves et de remparts, était une seigneurie. À cette dernière furent ajoutées des étables, des annexes et une grange en 1719; plus tard s’y développeront un élevage de chevaux et un manège.
 

Les actuels propriétaires, qui l'ont acquise il y a une vingtaine d'années, ont rénové la demeure en profondeur tout en préservant le caractère authentique de l'endroit.

HISTOIRE DE LA FERME DE BALINGUE

Cette seigneurie primitivement un alleu (une terre libre), ne dépendant que de Dieu et du soleil. La Ferme de Balingue fut fondée par un nommé Baldo. Le suffixe en « ing » ou « ghien » fait supposer une origine saxonne.  «Inga » qui signifie : la maison, le clan. 
Balingue, (Baulenghien en roman, « Ald » dans la langue d’Oil se mue en « au » ) signifie ainsi : « La maison de / le clan de Baldo ».

En 1258, la propriété appartient à Colard de Baulenghien. En effet, en 1268, une chartede Cambron cite un Colard qui habite Baulenghien et possède un bois près de celui d’Enghien. 

Cent ans plus tard, la propriété sera citée comme fief n°2 et n° 3 de la seigneurie d’Enghien, le fief n°3 possédant la haute justice et les droits seigneuriaux sur une trentaine d’hectares situés entre Wippelberg (aujourd’hui Bois de l’Écluse) et la ferme du Tierne.

En juin 1298, quatre bonniers de bois (ancienne mesure de terre en Belgique valant 1,40 hectare en Hainaut), tenus en franc-alleu sont donnés à l’abbaye de Cambron par Gilles ou Égide de Hoves. L’acte est signé au cimetière devant la cour allodiale en présence de Pierre de Baulenghien (successeur de Colard), de Jehan de Wainbiert, Claus-Christian de Fordes tous alleutiers et francs-hommes de Hoves (à l’époque féodale, un alleutier était un paysan libre). Jehan, prêtre et « paroissien » de Hoves est témoin. Ces titres sont tout un programme de vie: intercesseur entre Dieu et les fidèles qui travaillent à leur service pour leur fournir lepain de la parole de Dieu et les sacrements : baptême, pénitence, eucharistie, mariages et la dernière onction qui prépare l'entrée dans la gloire.

Henri des Abliaux en sera le propriétaire en 1365 et léguera ensuite à son fils Jehan. En 1489, la seigneurie appartient à Jehan de Ligne; les descendants la garderont jusqu’en 1551. À cette date, François de Spiennes l’acquiert et ses héritiers la possèderont jusqu’en 1685.

Elle fut alors cédée à François de la Barre, dont on peut encore voir le blason au-dessus de la porte du jardin de curé.

Le 5 janvier 1702, la duchesse d’Arenberg, Marie-Henriette, accorde la haute justice sur le grand fief de Balingue alors que le fief n° 3 la possédait déjà. Un pilori était par ailleurs dressé à l’angle de la Kwadestraat et de la rue de Balingue.

Début du XVIIIe siècle, un châtelain fit aménager une chapelle domestique où se donnait la messe dominicale. En 1749, le curé de Hoves de l’époque, Jean De Smet la visita et la trouva « en bon ordre ». La chapelle dura peu puisqu’en 1775 le curé de Marcq, N. Walraevens ne la cite plus dans le rapport qu’il transmit à l’évêque de Cambrai.

En 1840, l’ensemble de la ferme est vendu à J.B Begens. En 1891, elle appartient à la veuve Demaret-Goblet, rentière à Châtelet. Celle-ci décède en 1968, sans descendance, et lègue toutes ses propriétés à des œuvres philanthropiques.

Balingue est vendue à la société « Consortium de parking » qui la revend en juin 1973 à Monsieur Urban. Et l’a vend en 1992 au propriétaire actuel.

L’ancienne grange porte le millésime 1719 et nous rappelle que c’est au début du XVIIIe siècle que le château actuel a remplacé totalement le château primitif en colombage.

Texte inspiré de l’extrait “Les fermes remarquables dans l’entité de Silly” texte de : Bernard Langhendries (Hoves), Commission Patrimoine du Syndicat d’Iniative de Silly